Un tribunal français juge qu'une brûlure de vapoteuse lors d'un appel vidéo est un accident du travail
Résumé
Le Tribunal Judiciaire de Clermont-Ferrand a jugé qu'un employé brûlé par une vapoteuse lors d'une visioconférence professionnelle a été victime d'un accident du travail. La décision, rendue le 13 août 2026, repose sur la présomption d'imputabilité, selon laquelle toute lésion survenant pendant les heures et sur le lieu de travail est présumée liée au travail, la charge de la preuve incombant à l'employeur. Cela contraste avec une affaire similaire devant le tribunal de Nanterre, où l'explosion d'une batterie de vapoteuse n'a pas été classée comme accident du travail, l'employeur ayant réussi à invoquer une négligence de l'employé impliquant des clés métalliques. L'avocate Élise Bénéat a souligné l'incertitude judiciaire dans de tels cas. La décision confirme que le télétravail est légalement une extension du lieu de travail pour la classification des accidents, obligeant les employeurs à mettre à jour leurs protocoles en matière de télétravail, de déclaration d'accidents et de gestion des risques. L'absence de décision d'une juridiction supérieure laisse subsister une incertitude, mais l'approche la plus sûre pour les entreprises est de traiter toute blessure en télétravail comme un accident du travail potentiel.
(Source:Headtopics)